mardi 19 mai 2009

(cat claw)

Dans un peu moins d'un mois j'ai ma première épreuve de bac. Je n'ai, pour ainsi dire, presque strictement rien révisé, ou que très superficiellement... J'ai pas envie. J'ai pas envie d'avoir à apprendre à apprendre, d'être enfermée des heures dans la même salle avec des cons qui se retournent pour me voir comme au bac blanc. Ou peut-être que je n'ai juste pas envie de finir cette année... Qui me rappellent que toutes passent si vite, qu'on tente toujours d'acquérir plus de savoir et de vie... et qu'au final... on se laisse déborder...
Dans un peu plus d'un mois, c'est l'anniversaire de Pete. Je me fais toujours avoir, je devrais commencer à sortir avec les mecs quand mon anniversaire approche. Enfin, anyway, je sais ce que je vais lui acheter et c'est bien - mais comment dirais-je, coûteux.
Dans deux mois, trois, je l'ignore, je revois mon père que je n'ai pas vu depuis dix mois maintenant. Apparemment, il aurait dores et déjà loué une villa gigantesque avec 500m² de jardin, une piscine privée, des salles de bains partout et des lits à baldaquins, et ce à Bali pour trois semaines. Je pensais passer quelques temps au Timor - ce que j'espère secrètement faire, bien que j'appréhende, puisque mon père y vit - mais pour se faire il faudrait que j'allonge encore mes vacances. Ce qui fait... 3 semaines plus une, deux, trois semaines ? sans Pete. I just don't know what to do with myself.
Une autre ligne qui dicte ma vie, qui m'empêche de m'écarter et de m'égarer, est celle du savoir. Le savoir non pas uniquement théorique - bien que l'écriture puisse s'avérer un très bon moyen de découvrir et que je m'en serve aussi - mais aussi le savoir par le vécu. Dire non à vivre dans des pays en voie de développement, comme on dit pour faire joli, sous pretexte de manquer de Pete alors que je ne vois pas mon père... OH mon dieu que je m'emmêle !
1. Ne pas voir Pete pendant plus de trois semaines vont me faire mourir.
2. Est-ce que je serais encore avec lui ? Ceci est une vilaine question.
3. Que se passera-t-il si nous sommes séparés ? Je ne peux pas encore emmettre une seule hypothèse - cela ne fait qu'un mois que nous sommes ensembles...
4. Je suis tentée parce que ma vie se résumera, si j'ose dire, pendant un temps au moins, aux voyages et à la découverte par ces voyages. Cracher dessus aujourd'hui est stupide.
5. Vivre dans un pays tel que le Timor serait enrichissant.
6. Je pourrais voir où vit mon paternel, ce qui me tient à coeur.
7. Quand je reste trop longtemps avec ledit géniteur, ça commence à être dur.
8. Dire que non je peux pas aller au Timor parce que Pete qui fait partie de ma vie de tous les jours va me manquer alors que je ne vois jamais mon père, c'est cruel.
9. Mais d'un autre côté c'est ce même père qui ne vient jamais nous voir.
10. Comment décider aujourd'hui en temps que fille changeante de pour dans quelques mois ?
11. Et comment prévoir comment je me sentirais.
12. Comment sruvivre sans le mode européen pour une chose fragile comme moi je...
Vais choper la dengue. J'aurais plus mes cachets pour survivre. Je vais devoir vider 40 tonnes d'écran SPF 60 et plus sur mon corps all the day long... et fighter avec les moustiques-malades all the night long.
Je matterai fashion TV en écrivant des mails aux gens qui me manquent atrocément et internet... sera rare.
Délia sera en Australie, c'est à dire si près de moi avec ma Georgia qui me manque tant ! et je ne pourrais pas les voir.
Je suis végétarienne, et peut-être qu'ils vont me forcer à manger de la viande.
Je vais vivre loin de tout pendant des semaines. Il faudra que je fasse le plein de Stendhal-Rimbaud-Baudelaire-Zola-Duras-Colette-Sartres-Camus-Verlaine-etc.etc.etc. Je ne pourrais pas correctement me tenir au courant de la mode, oui je sais c'est nul mais j'ai pris l'habitude parce que c'est essentiel pour mon futur job. Je pourrais pas commencer à piquer mes doigts d'aiguilles en cousant des culottes en coton.
> Chérie, c'est pas un peu le principe d'un voyage à l'autre bout du monde ? Tout abandonner ?

A vrai dire ça me tente affreusement. Et m'angoisse tout autant.



Anyway. Ma soeur est tarée, elle fout ses discussions msn sur word pour les corriger.


In a bit less than a month, i'll have my first bac test. I didn't revise anything, or, to speak honestly, just very superficially... I have no envy. I have no envy to have to learn to learn, to be locked hours and hours into the same roim with idiots who turn around to look at me as in the mock baccalaureate (?). Or maybe I just don't want to finish this year... That reminds me that all pass too fast, that we always try to know everything and live everything... and finally... we are submerged.
In a bit less than a month, it's Pete's birthday. It's always the same, I should begin to have a boyfriend when my birthday approaches. Anyway, I know what I am going to buy to him and it's great - but, how to say it, it's also expensive.
In two months, three, i don't know actually, I'll see again my dad who i haven't seen since ten months right now. He has apparently already rented a huge villa with a huge garden, a private swimingpool, bathroom everywhere and four-poster (?) beds, and this in Bali, and for three weeks. I thought I was going to spend a few weeks in Timor - what i secretly wishes, even if i'm afraid about it, because my dad is living there - but for this I will have to go away for a longer moment. And... 3 weeks, and one, two, three more ? without Pete. I just don't know what to do with mysfelf.
Another lign that is important for me is the one of the knowledge. The knowledge that comes not only from the theory - even if writing is a good way to discover and i love it too- but also the knowledge by living.



I'm sorry, i'm tooo tired to do it well.

dimanche 17 mai 2009

(la tentation d'antoine)

Ce liquide qui endort. Ce liquide qui réveille.
La lumière et les ténèbres.
Le sombre à cacher.
Le liquide a un goût amer, puis acide.
Il brule l'œsophage. Il brule l'estomac. Il brule partout où il tombe.
Du sang dans le vomis ; la tête sur le macadam, explosée sous la table.
Tout se râpe sur les cailloux, tout ce qui tient habituellement coule jusqu'au sol.

This liquid that brings you to sleeping. This liquid that wakes.
The light and the darkness.
The somber to hide.
The liquid has a bitter teste, then acid.
It bruns the oesophagus. It bruns the stomach. It burns everywhere where it falls.
Some blood in vomit ; the head on the macadam, exploded under the table.
Everything grates on stones, all which usually likes flows up to the ground.


Tu en es encore à la tentation d'Antoine. L'ébat du zèle écourté, les tics d'orgueil puéril, l'affaissement et l'effroi.
Mais tu te mettras à ce travail : toutes les possibilités harmoniques et architecturales s'émouvront autour de ton siège. Des êtres parfaits, imprévus, s'offriront à tes expériences. Dans tes environs affluera rêveusement la curiosité d'anciennes foules et de luxes oisifs. Ta mémoire et tes sens ne seront que la nourriture de ton impulsion créatrice. Quant au monde, quand tu sortiras, que sera-t-il devenu? En tout cas, rien des apparences actuelles.


L'homme aux semelles de vent.


I can't translate a Rimbaud 's text. He is so fabulous that nobody can do... If you could understand, that's really good for you. If you don't, i can explain what appears like being evident, but there's a million of meaning beside it.
The first sentence says that "you're always at antoine's tentation". The name is fun for me... Tentation too. All this text has a special meaning for me, and even for people who know my story. It talks about "cavorts" i guess, about "cavorts of zeal" actually. About pride, collapse and dismay. About hamony and architectural. About perfect people that are coming when you're not waiting for them. About luxury and ambition. About memory and senses that will be the only food of creative impulse. And asks 'and the world?'. Don't think it's just that, i'm just trying to give you just a bit of Rimbaud.
(How pride to be french !)

vendredi 15 mai 2009

(dalmatien)

William m'a ramené de Paris des pétales de savon qui sentent les fleurs, c'est bon.
Les blogs m'énervent, je trouve ce concept pourri à la fin, mais j'ai besoin de m'exprimer.
Je suis un cochon rose.
J'aime John & Jehn.
J'essaie de bosser pour mon bac mais je n'y parviens pas.
Je dois écrire un mail à mon père.
Rimbaud a écrit sur nous.
Je ne peux plus faire le naturel désiré.
Je veux m'affamer.
Je mens.
Je ne désire qu'une chose au fond.
Donnez moi un couteau de boucher je saurais quoi en faire, vous pourrez lécher le sang.
Je manque de ce que je ne m'autorise pas.

Et bien évidemment Pierre-Loup fête ses 17 ans hier maintenant... C'est beau 17 ans.

-----------------------

William has bring me some soap petals that smell flowers from Paris, that's good.
Blogs are annoying me, to my mind this concept is finally rotten, but i need to express myself.
I'm a pink pig.
I love John & Jehn.
I try to work for my bac but i can't do it.
I have to write an email to my father.
Rimbaud has written about us.
I don't want to do the wished nature anymore.
I want to starve myself.
I lie.
I desire only one thing, finally.
Give me a weapon, i will know what to do with, you could suck the blood.
I miss wath i don't allow.

mercredi 13 mai 2009

(fantom)

Les canines qui dépassent du sourire. Les tee shirt trop grands sur des jambes nues. Les mouvements violents pour remettre les cheveux en arrière. Les cigarettes sur cigarettes. Les thés sans sucre. Les cheveux longs. Les bottes à tomber. Les poignets artificiels. Les paradis artificiels. Les ongles courts. La carnation de papier. Les contrastes. Ou le fantomatisme. Le côté masculin assumé.

The canine which exceed the smile. Too big T-shirt on barelegged. The violent movements to put back hair. Cigarettes on cigarettes. Teas without sugar? The long hair. Amazing boots. The artificial wrists. Les paradis artificiels. The short nails. The paper carnation (?) The contrasts. Or the fantomatisme. The assumed male side.

mardi 12 mai 2009

(t-t-t-try your best in your heavy shape)

(Golden boots are so cool.)

Aujourd'hui, j'ai dépassé les limites. Les limites de mes limites. Le beau a vaincu le laid qui a vaincu le beau et... Il ne restait plus rien. Que des sentiments qui glissaient doucement sur les parois de mon organe. Parfois j'ai joué et j'ai voulu redevenir éponge, et le liquide de mort ré-entrait doucement de temps en temps et... plus rien. Les corps de caverne redevenaient ces pierres froides ! Comme celles sur lesquelles je marchais. Et qui pénétraient le cuir comme bien d'autres avant... et les chairs... Sont-ils morts vraiment ? Comment y croire devant un tel étalage de vie et de vigueur... Les pétales roses et bleus, les bruns verts doucement secoués par le vent... La vie était là, pour sûr.
C'était si beau, si beau dans tant de laideur.


C'est un mélange d'indécence. Explosion.


*


Today, I exceeded the limits. The limits of my limits. The beautiful overcame the ugly which overcam the beautiful and... There was nothing left. Only feelings that was sliding slowly on the walls of my organ. Sometimes I played and I wanted to become a sponge again, and the liquid of death re-entered slowly and... nothing. The hole bodies became again and again the cold stones ! As those on which i was walking. And which were penetrating into the leather as into many others before and... into flesh... Did they rellay die? How to believe in it in front of such a display of life and vigour... The pink and blue petals... The green grass slowly shaken by the wind... The life was there, for sure.
It was so beautiful, so beautiful in so much ugliness.


It is a mixture of indecency. Explosion.


(hope you can understand it, cause basically words doesn't mean everything in french, so everybody could understand something different, or not understand... but if i have to translate, i have to chose : i write it like i understand/feel it so you can't understand like you wanna, or i translate it like i can and there are great chance that you will understand nothing!)

dimanche 10 mai 2009

(skyzophrénie)

Ce petit corps qui transparaît dans le reflet gris d'argent, dentelé sur les bords et soutenu par une chaîne et son ruban de velours... Blanc au milieu d'un drap noir qui l'engloutit. On voit apparaître une jambe, qui semble longue et on ne peut plus claire... Le visage du même teint de porcelaine froide et fragile, les yeux d'amande arrondis par la crainte, ils sont sombres ces yeux... Une cascade de cheveux roux, en désordre, légèrement ondulés... et qui encadrent cette face ronde, cette petite bouche... Bien que nous sachions que le corps n'est pas tout à fait mince, on y croit. C'est comme si le reflet de la personnalité était finalement plus fort que celui de la simple apparence, laissant ressortir toute la finesse qui se cache sous l'enveloppe... Elle semble si frêle, tout en contraste et d'une beauté effrayante, bien que pas tout à fait belle.

*

I think this text cannot be translated because it's like magic... Words are words, and if you change this words, nothing appears... i can't translate this with this kind of magic, i can't feel the text. If i had written this text in english, yes, probably... it would be different.
Actually i will translate it because all my text are just like that and... i have decided to translate them.

This small body we can see in the silver grey-reflection, pinked on adges and supported by a chain and its velvet ribbon... White in the middle of a black drap (?) wchich gobbles up (?) it. We see appearing a leg, which seems long and really clear... The face, with the same porcelain and fragile colour, the almond eyes rounded off by the fear, they are dark these eyes.. A waterfall of red hair, in a mess, slightly wavy... And which frame this round face, this small mouth... Although we know that the body is not completely thin, we believe in it. It's as if the reflection of the personality was finally stronger than that of the simple appearance, letting release all the sharpness which is hiden under the envelope... She seems so frail, all in contrat and of a terrible beauty, even if she's not completely beautiful.