mardi 19 mai 2009

(cat claw)

Dans un peu moins d'un mois j'ai ma première épreuve de bac. Je n'ai, pour ainsi dire, presque strictement rien révisé, ou que très superficiellement... J'ai pas envie. J'ai pas envie d'avoir à apprendre à apprendre, d'être enfermée des heures dans la même salle avec des cons qui se retournent pour me voir comme au bac blanc. Ou peut-être que je n'ai juste pas envie de finir cette année... Qui me rappellent que toutes passent si vite, qu'on tente toujours d'acquérir plus de savoir et de vie... et qu'au final... on se laisse déborder...
Dans un peu plus d'un mois, c'est l'anniversaire de Pete. Je me fais toujours avoir, je devrais commencer à sortir avec les mecs quand mon anniversaire approche. Enfin, anyway, je sais ce que je vais lui acheter et c'est bien - mais comment dirais-je, coûteux.
Dans deux mois, trois, je l'ignore, je revois mon père que je n'ai pas vu depuis dix mois maintenant. Apparemment, il aurait dores et déjà loué une villa gigantesque avec 500m² de jardin, une piscine privée, des salles de bains partout et des lits à baldaquins, et ce à Bali pour trois semaines. Je pensais passer quelques temps au Timor - ce que j'espère secrètement faire, bien que j'appréhende, puisque mon père y vit - mais pour se faire il faudrait que j'allonge encore mes vacances. Ce qui fait... 3 semaines plus une, deux, trois semaines ? sans Pete. I just don't know what to do with myself.
Une autre ligne qui dicte ma vie, qui m'empêche de m'écarter et de m'égarer, est celle du savoir. Le savoir non pas uniquement théorique - bien que l'écriture puisse s'avérer un très bon moyen de découvrir et que je m'en serve aussi - mais aussi le savoir par le vécu. Dire non à vivre dans des pays en voie de développement, comme on dit pour faire joli, sous pretexte de manquer de Pete alors que je ne vois pas mon père... OH mon dieu que je m'emmêle !
1. Ne pas voir Pete pendant plus de trois semaines vont me faire mourir.
2. Est-ce que je serais encore avec lui ? Ceci est une vilaine question.
3. Que se passera-t-il si nous sommes séparés ? Je ne peux pas encore emmettre une seule hypothèse - cela ne fait qu'un mois que nous sommes ensembles...
4. Je suis tentée parce que ma vie se résumera, si j'ose dire, pendant un temps au moins, aux voyages et à la découverte par ces voyages. Cracher dessus aujourd'hui est stupide.
5. Vivre dans un pays tel que le Timor serait enrichissant.
6. Je pourrais voir où vit mon paternel, ce qui me tient à coeur.
7. Quand je reste trop longtemps avec ledit géniteur, ça commence à être dur.
8. Dire que non je peux pas aller au Timor parce que Pete qui fait partie de ma vie de tous les jours va me manquer alors que je ne vois jamais mon père, c'est cruel.
9. Mais d'un autre côté c'est ce même père qui ne vient jamais nous voir.
10. Comment décider aujourd'hui en temps que fille changeante de pour dans quelques mois ?
11. Et comment prévoir comment je me sentirais.
12. Comment sruvivre sans le mode européen pour une chose fragile comme moi je...
Vais choper la dengue. J'aurais plus mes cachets pour survivre. Je vais devoir vider 40 tonnes d'écran SPF 60 et plus sur mon corps all the day long... et fighter avec les moustiques-malades all the night long.
Je matterai fashion TV en écrivant des mails aux gens qui me manquent atrocément et internet... sera rare.
Délia sera en Australie, c'est à dire si près de moi avec ma Georgia qui me manque tant ! et je ne pourrais pas les voir.
Je suis végétarienne, et peut-être qu'ils vont me forcer à manger de la viande.
Je vais vivre loin de tout pendant des semaines. Il faudra que je fasse le plein de Stendhal-Rimbaud-Baudelaire-Zola-Duras-Colette-Sartres-Camus-Verlaine-etc.etc.etc. Je ne pourrais pas correctement me tenir au courant de la mode, oui je sais c'est nul mais j'ai pris l'habitude parce que c'est essentiel pour mon futur job. Je pourrais pas commencer à piquer mes doigts d'aiguilles en cousant des culottes en coton.
> Chérie, c'est pas un peu le principe d'un voyage à l'autre bout du monde ? Tout abandonner ?

A vrai dire ça me tente affreusement. Et m'angoisse tout autant.



Anyway. Ma soeur est tarée, elle fout ses discussions msn sur word pour les corriger.


In a bit less than a month, i'll have my first bac test. I didn't revise anything, or, to speak honestly, just very superficially... I have no envy. I have no envy to have to learn to learn, to be locked hours and hours into the same roim with idiots who turn around to look at me as in the mock baccalaureate (?). Or maybe I just don't want to finish this year... That reminds me that all pass too fast, that we always try to know everything and live everything... and finally... we are submerged.
In a bit less than a month, it's Pete's birthday. It's always the same, I should begin to have a boyfriend when my birthday approaches. Anyway, I know what I am going to buy to him and it's great - but, how to say it, it's also expensive.
In two months, three, i don't know actually, I'll see again my dad who i haven't seen since ten months right now. He has apparently already rented a huge villa with a huge garden, a private swimingpool, bathroom everywhere and four-poster (?) beds, and this in Bali, and for three weeks. I thought I was going to spend a few weeks in Timor - what i secretly wishes, even if i'm afraid about it, because my dad is living there - but for this I will have to go away for a longer moment. And... 3 weeks, and one, two, three more ? without Pete. I just don't know what to do with mysfelf.
Another lign that is important for me is the one of the knowledge. The knowledge that comes not only from the theory - even if writing is a good way to discover and i love it too- but also the knowledge by living.



I'm sorry, i'm tooo tired to do it well.

dimanche 17 mai 2009

(la tentation d'antoine)

Ce liquide qui endort. Ce liquide qui réveille.
La lumière et les ténèbres.
Le sombre à cacher.
Le liquide a un goût amer, puis acide.
Il brule l'œsophage. Il brule l'estomac. Il brule partout où il tombe.
Du sang dans le vomis ; la tête sur le macadam, explosée sous la table.
Tout se râpe sur les cailloux, tout ce qui tient habituellement coule jusqu'au sol.

This liquid that brings you to sleeping. This liquid that wakes.
The light and the darkness.
The somber to hide.
The liquid has a bitter teste, then acid.
It bruns the oesophagus. It bruns the stomach. It burns everywhere where it falls.
Some blood in vomit ; the head on the macadam, exploded under the table.
Everything grates on stones, all which usually likes flows up to the ground.


Tu en es encore à la tentation d'Antoine. L'ébat du zèle écourté, les tics d'orgueil puéril, l'affaissement et l'effroi.
Mais tu te mettras à ce travail : toutes les possibilités harmoniques et architecturales s'émouvront autour de ton siège. Des êtres parfaits, imprévus, s'offriront à tes expériences. Dans tes environs affluera rêveusement la curiosité d'anciennes foules et de luxes oisifs. Ta mémoire et tes sens ne seront que la nourriture de ton impulsion créatrice. Quant au monde, quand tu sortiras, que sera-t-il devenu? En tout cas, rien des apparences actuelles.


L'homme aux semelles de vent.


I can't translate a Rimbaud 's text. He is so fabulous that nobody can do... If you could understand, that's really good for you. If you don't, i can explain what appears like being evident, but there's a million of meaning beside it.
The first sentence says that "you're always at antoine's tentation". The name is fun for me... Tentation too. All this text has a special meaning for me, and even for people who know my story. It talks about "cavorts" i guess, about "cavorts of zeal" actually. About pride, collapse and dismay. About hamony and architectural. About perfect people that are coming when you're not waiting for them. About luxury and ambition. About memory and senses that will be the only food of creative impulse. And asks 'and the world?'. Don't think it's just that, i'm just trying to give you just a bit of Rimbaud.
(How pride to be french !)

vendredi 15 mai 2009

(dalmatien)

William m'a ramené de Paris des pétales de savon qui sentent les fleurs, c'est bon.
Les blogs m'énervent, je trouve ce concept pourri à la fin, mais j'ai besoin de m'exprimer.
Je suis un cochon rose.
J'aime John & Jehn.
J'essaie de bosser pour mon bac mais je n'y parviens pas.
Je dois écrire un mail à mon père.
Rimbaud a écrit sur nous.
Je ne peux plus faire le naturel désiré.
Je veux m'affamer.
Je mens.
Je ne désire qu'une chose au fond.
Donnez moi un couteau de boucher je saurais quoi en faire, vous pourrez lécher le sang.
Je manque de ce que je ne m'autorise pas.

Et bien évidemment Pierre-Loup fête ses 17 ans hier maintenant... C'est beau 17 ans.

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William has bring me some soap petals that smell flowers from Paris, that's good.
Blogs are annoying me, to my mind this concept is finally rotten, but i need to express myself.
I'm a pink pig.
I love John & Jehn.
I try to work for my bac but i can't do it.
I have to write an email to my father.
Rimbaud has written about us.
I don't want to do the wished nature anymore.
I want to starve myself.
I lie.
I desire only one thing, finally.
Give me a weapon, i will know what to do with, you could suck the blood.
I miss wath i don't allow.

mercredi 13 mai 2009

(fantom)

Les canines qui dépassent du sourire. Les tee shirt trop grands sur des jambes nues. Les mouvements violents pour remettre les cheveux en arrière. Les cigarettes sur cigarettes. Les thés sans sucre. Les cheveux longs. Les bottes à tomber. Les poignets artificiels. Les paradis artificiels. Les ongles courts. La carnation de papier. Les contrastes. Ou le fantomatisme. Le côté masculin assumé.

The canine which exceed the smile. Too big T-shirt on barelegged. The violent movements to put back hair. Cigarettes on cigarettes. Teas without sugar? The long hair. Amazing boots. The artificial wrists. Les paradis artificiels. The short nails. The paper carnation (?) The contrasts. Or the fantomatisme. The assumed male side.

mardi 12 mai 2009

(t-t-t-try your best in your heavy shape)

(Golden boots are so cool.)

Aujourd'hui, j'ai dépassé les limites. Les limites de mes limites. Le beau a vaincu le laid qui a vaincu le beau et... Il ne restait plus rien. Que des sentiments qui glissaient doucement sur les parois de mon organe. Parfois j'ai joué et j'ai voulu redevenir éponge, et le liquide de mort ré-entrait doucement de temps en temps et... plus rien. Les corps de caverne redevenaient ces pierres froides ! Comme celles sur lesquelles je marchais. Et qui pénétraient le cuir comme bien d'autres avant... et les chairs... Sont-ils morts vraiment ? Comment y croire devant un tel étalage de vie et de vigueur... Les pétales roses et bleus, les bruns verts doucement secoués par le vent... La vie était là, pour sûr.
C'était si beau, si beau dans tant de laideur.


C'est un mélange d'indécence. Explosion.


*


Today, I exceeded the limits. The limits of my limits. The beautiful overcame the ugly which overcam the beautiful and... There was nothing left. Only feelings that was sliding slowly on the walls of my organ. Sometimes I played and I wanted to become a sponge again, and the liquid of death re-entered slowly and... nothing. The hole bodies became again and again the cold stones ! As those on which i was walking. And which were penetrating into the leather as into many others before and... into flesh... Did they rellay die? How to believe in it in front of such a display of life and vigour... The pink and blue petals... The green grass slowly shaken by the wind... The life was there, for sure.
It was so beautiful, so beautiful in so much ugliness.


It is a mixture of indecency. Explosion.


(hope you can understand it, cause basically words doesn't mean everything in french, so everybody could understand something different, or not understand... but if i have to translate, i have to chose : i write it like i understand/feel it so you can't understand like you wanna, or i translate it like i can and there are great chance that you will understand nothing!)

dimanche 10 mai 2009

(skyzophrénie)

Ce petit corps qui transparaît dans le reflet gris d'argent, dentelé sur les bords et soutenu par une chaîne et son ruban de velours... Blanc au milieu d'un drap noir qui l'engloutit. On voit apparaître une jambe, qui semble longue et on ne peut plus claire... Le visage du même teint de porcelaine froide et fragile, les yeux d'amande arrondis par la crainte, ils sont sombres ces yeux... Une cascade de cheveux roux, en désordre, légèrement ondulés... et qui encadrent cette face ronde, cette petite bouche... Bien que nous sachions que le corps n'est pas tout à fait mince, on y croit. C'est comme si le reflet de la personnalité était finalement plus fort que celui de la simple apparence, laissant ressortir toute la finesse qui se cache sous l'enveloppe... Elle semble si frêle, tout en contraste et d'une beauté effrayante, bien que pas tout à fait belle.

*

I think this text cannot be translated because it's like magic... Words are words, and if you change this words, nothing appears... i can't translate this with this kind of magic, i can't feel the text. If i had written this text in english, yes, probably... it would be different.
Actually i will translate it because all my text are just like that and... i have decided to translate them.

This small body we can see in the silver grey-reflection, pinked on adges and supported by a chain and its velvet ribbon... White in the middle of a black drap (?) wchich gobbles up (?) it. We see appearing a leg, which seems long and really clear... The face, with the same porcelain and fragile colour, the almond eyes rounded off by the fear, they are dark these eyes.. A waterfall of red hair, in a mess, slightly wavy... And which frame this round face, this small mouth... Although we know that the body is not completely thin, we believe in it. It's as if the reflection of the personality was finally stronger than that of the simple appearance, letting release all the sharpness which is hiden under the envelope... She seems so frail, all in contrat and of a terrible beauty, even if she's not completely beautiful.

vendredi 8 mai 2009

(chiffre d'or)

Il se dit parfois qu'on ne peut aimer sans s'aimer soi-même. L'amour pourtant, n'a pas pour réel opposé la haine, puisque cette dernière implique un amour trop fort d'une manière ou d'une autre. Non, peut-être vous l'êtes-vous déjà dit, mais son inverse est l'indifférence, puisque celle-ci est simplement l'annulation de tout état. Et je me pose donc une question. Ne peut-on pas aimer l'autre dans un total oubli de soi-même ? De manière à aimer l'autre plutôt que d'avoir à s'aimer soi-même, et donc se détester ?
*
We sometimes say that we cannot love without loving ourselves. However, the real contrary of love is not hatred, because this one implies a too tought love. No, maybe have you allready thought about it, but its contrary is indifference, beacause this one is simply the cancellation of every state. So I wonder. Can't we love the other in a total forgetting of ourselves ? To love the other rather than to have to love ourselves, and so hating ourselves ?
*
Je me demande aussi si cette haine continuera de s'accroître, et jusqu'à quel point si je n'en viens pas toujours à aimer quelqu'un d'autre... J'avais, pendant un temps, l'espoir de grandir dans une certaine voie. En cet instant, je me retrouve confrontée à des vérités qui me semblent fausses, des vérités qui me disent que tout espoir est vain. Mais quand sait-on qui a raison ? Le ciel est à nouveau d'azur, mais mon âme, ce coup-ci, n'a pas suivi. Je voudrais que l'on m'arrache la peau pour n'y voir que du blanc - je suis obsédée par la pureté.
*
I also wonder if this hatred will continue to grow, and if it does, to which point if I don't fall in love again and again... I had, during a moment, the hope to grow up in a certain way. At this moment, i have just to admitt that there are some truths that seam false to me, some truths that are telling me that every hope is vain. But when do we know who's right ? The sky is azure again, but my soul, this time, doesn't do the same... I would like someone to peel my skin off, only to see white - i'm obsessed by purity.
*
J'ai mes maîtres mots qui me torturent, et n'admettent alors que les pâles couleurs. Je me rappelle ainsi d'un livre que lisait un personnage, lui-même issus d'un livre, énumérant les trois choses qu'une femme devait avoir, selon une époque ou une autre, pour être belle.
Il y avait...
*
I have my magic words that torture me, and only admitt light colours. I just remember a book a character was reading, this one himself taken from a book, enumerating the three things a woman had to have, according to a period, to be beautiful.
There was...
*
Trois choses noires. C'étaient les yeux peut-être ? Les cheveux peut-être ?
Trois choses rouges. Les lèvres probablement, les joues j'imagine, et l'autre ?
Trois choses petites. Les mains, je pense et ?
Trois choses grosses. C'étaient les cuisses, les yeux il me semble, et la troisième ?
*
Three black things. It was maybe the eyes ? Maybe the hair ?
Three red things. Probably the lips, cheeks, i imagine, and the other one ?
Three small things. Hand, i think, and ?
Three big things. It was thighs, eyes i suppose, and the third one ?
*
Ce soir je m'en vais enfin chez moi ; j'ai attendu cela toute la semaine, et encore plus fort toute la journée. Je regarderais dans ce livre, ce personnage qui lit cet autre livre - ou qui le récite ? - et regarderait ce chiffre trois qui prend tout son sens, et qui m'enlève l'ennui, juste une seconde, d'avoir ces grosses cuisses.
J'ai mal.
*
This evening, i will finally go into my house (that is actually a flat) ; i was waiting for it during all the week, and even more all the day. I will look into this book, this character that is reading this other book - or is he reciting it ? - and will look for this 'three' that is taking all its meaning, and which take away this problem, just one second, to have this fat thighs.
It hurts.

(nothing else but you)

Voilà, j'ai à nouveau un actif colorant qui m'irrite le cuir chevelu. Je n'y tenais plus. Certains vont chez le coiffeur - moi le coiffeur m'horripile.
Enfin, tout cela pour dire que je suis assise en plein milieu d'une pièce presque vide, la B.O. de Marie-Antoinette en fond sonore et une substance violette englue mon crâne. C'est le top, je vous le dis.
Demain je revois un ami que je n'ai pas vu depuis tellement de temps, 5 ans. Hier soir nous nous sommes rappelé la seule fois où nous nous sommes vus, je portais, d'après lui, une petite robe blanche comme le font les enfants. J'avais passé la journée à avaler du raisin vert, ne pouvant me nourrir d'autre chose (et régurgitant tout, aussi). Nous avons gardé contact malgré ces 5 années sans s'être vus, malgré le mal que nous nous étions faits, jeunes adolescents... et malgré de rares discussions. Je ne sais pas comment on peut garder contact de cette façon avec quelqu'un que l'on a pas vu depuis si longtemps (cette période équivaut presque au tiers de ma vie !) et avec qui on a pas nécessairement eut une relation forte sur une longue durée.
Je suis à nouveau perdue, mais je crois que ce coup-ci j'ai une explication, bête et méchante. Le fait d'être femme est difficile, même si ce n'est pas le cas pour chacune. Personnellement j'en ai toujours extrêmement souffert, adoptant un teint cadavérique et parfois même ne pouvant plus bouger. Ces deux jours-ci je me sens fragile, au bord d'un gouffre innommable. Comme si le monde s'arrêtait tellement bientôt, comme si rien ne m'attendait, ou tout m'attendait. La douleur a envahit tout mon corps, mes pensées ne se suivent plus et je ne crois plus ma raison. Mon sang s'éclaircit à chaque seconde et j'ai peur. Je sais mon corps si fragile, et qu'il tient d'une manière presque surnaturelle parfois. Je n'ai aucun amour pour lui, uniquement la tendresse que je me dois d'avoir et dont je ne peux me défaire.
Je donnerai tellement, parfois, et si souvent, pour que l'on me donnât une autre enveloppe, plus gracile, plus frêle, plus à l'image de ce qu'elle est réellement. Au lieu de ça, j'ai la sensation d'être comme empâtée, dépourvues de ces fines attaches qui sont aussi celles de mon âme, et d'être comme sculptée dans la terre glaise par un enfant gras et dépourvu de sensibilité.



Et me voilà rousse, plus rousse encore ; les cheveux gouttent sur les épaules.
Mon ventre tire encore. Ma peau se disloque. Je ne vois que laideur.


Je suis gravement anémique, et j'empire de jours en jours. Ma peau est pâle, mes muqueuses sont plus roses que rouges, et bien que rares, mes hémorragies me font perdre beaucoup trop. Je suis végétarienne, ce qui n'arrange rien. I just don't know what to do with myself.

*

Here we are, I have again an colouring active agent which irritates me the scalp. I didn't support it anymore. Some go to the hairdresser - the hairdresser exasperates me.
Finally, all this to say that I sit in the middle of an (almost) empty room, Marie-Antoinette's soundtracks on my hears, and a purple substance sticks my skull. It is so cool. I say it to you.
Tomorrow i'll see again a friend i did not see since so much time, like 5 years. Yersteday evening we were reminded us the only time when we saw each other, i wore, according to him, a small white dress as the children do. I had spend the day to be swallowed (?) green grape, because i wasn't able to feed me with something else (and regurgitating everything, also). We kept contact in spite (?) of 5 years without having seen each other, in spite of the evil that we had been made, young teenagers and in spite of rare discussions. I don't know how we can keep contact in this way with somebody that we haven't seen for a sooo long time (this period amouts almost to the third part of my life !) and with soemone we haven't not had a strong relationship during a long time.
I am lost again, but I believe that in this case I have an exmpanation, stupid and nasty. The fact of being a woman is difficult, even if it's not the case for every woman. Personally, I always extemely suffered from it, adopting a deadlike skin and sometimes not beign able to move anymore. These past two days, I felt fragile, at the edge of an unspeakable abyss. As if the world will stop soon, as if nothing was waiting for me, or everything does... The pain has invades all my body, my thoughts do not follow each other anymore and i don't believe my reason anymore. My blood clears up every second and I'm afraid. I know my body so fragile, and which sometimes holds in a almost supernatural way. I don't feel any love for it, only the tenderness that I have to have, and i cannot erase.
I would like to give so much, sometimes, and so often, so that we gave me another envelope (?), slighter, more frail, more... just like as it is really. Instead of that, I have the sensation to be as thickened, devoid of these fine ties (?) which are also the ones of my soul, and to be as sculptured in the clay by a fat child devoif of sensibility.

And now my hair is ginger, more ginger than before ; hair drip on shoulders.
My body still fires. My skin falls into pieces. I only see ugliness.

I am seriously inanimate (i don't think it's the right word ! but 'reverso' said yes... so actually by this way i try to tell you that something like... iron ? i don't know, it's something that's on your blood and gives it its red colour... this is missing in my blood) and I get worse in the daytime in days (not sure). My skin is pale, my mucous membranes (that's cute!) are more pink than red, and although rare, my bleedings make me lose far too much. I'm vegetarian, what arranges nothing.
I just don't know what to do with myself.

(mort)

Je suis aux aléas du temps.
Je me suis éveillée ce matin sous le ciel bleue, mais malade. Je me suis rendormie sous ce même ciel, pour rouvrir mes yeux sur du gris. La douleur avait, depuis le premier éveil, été vive, insupportable même. J'avais encore le courage de celui qui est à peine réveillé, ou l'inconscience peut-être, alors j'ai fait ce qu'il fallait, non sans faire la grimace. Mes muscles sont comme pétrifiés depuis des siècles, ma peau est liquéfiée ; l'eau sent le fer. Rouge de fer.
La voie centrale de mon corps en a appelé à la douleur, le reste a suivit. L'esprit même se meurt, j'entends des voix et doute de les entendre vraiment, j'angoisse d'un rien et doute de ce rien. La faim tente d'assaillir mon estomac, appartenant à un tout qui ne veut plus manger. Les seules fonctions naturelles sont désorientées, la peau jaunit telle un parchemin. Ma peau colle légèrement, j'ai rêvé de mon amour cette nuit. Il s'en allait. Il s'en allait...
Mais c'est la vie qui me quitte peu à peu. C'est ce sang qui se vide, qui se répand partout et que je ne peux retenir. Ma vie dépend à quelques cachets, qui cependant me font peur. Je suis basée sur cette contradiction : obsédée de ne lui apporter que du bon, j'omets cependant de lui offrir ce qu'il a besoin de plus. Je ris aux mots de pâleur, bientôt rirai-je aux wasserfall blond ? Mon oreille gauche recommence à me faire mal, comme dans une ultime maladie ; cependant même si toujours j'y ai cru et savais, aujourd'hui je l'interprète comme un mensonge. Ma peau commence tout doucement à rejeter ce qui ne lui appartient pas, et pourtant elle ternit. Mes cheveux eux-mêmes sont là. Je ne supporte plus cette déchéance, et ce corps qui me laisse toute entière.

Je voudrais aussi, s'il vous plait, que le soleil revienne...
Et j'ai cru, ce matin, très tôt, que dans quelques heures je reverrais mon amour, et quelques secondes après, mon âme est accablée.

I am to the chances of time.
I woke up this morning under the blue sky, but i was sick. I fell asleep again under the same sky, to reopen my eyes on the grey. The pain had, since the first awakening, been lively, unbearable. I still had the courage of the one who is hardly woken, or the unconsciousness maybe, then I made what i had to, not without making the grimace. My muscles are as petrified for centuries, my skin is liquefied; the water has the smelling of the iron. Iron red.
The central way of my body called it to the pain, the rest has followed. The spirit is dying, I hear that voices and I doubt to hear them really, I'm frightned by nothing and doubt of nothing. The hunger tries to assail my stomach, belonging to a whole which does not want to eat any more. The only bodily functions are disorientated, the skin turns to yellow such a parchment. My skin sticks slightly, I dreamed about my love this night. He went away. He went away...
But it is the life which leaves me little by little. It is this blood which empties, which spreads everywhere and which I cannot retain. My life depends in some drugs, which however frighten me. I am based on this contradiction: obsessed to bring to it only of the check, I omit however to offer it that it needs furthermore. I laugh in the words of paleness, soon I shall laugh au wasserfall blond? My left ear begins again to hurt me, as in an ultimate disease ; however even if always I believed in it and knew, today interpret it as a lie. My skin begins quite slowly to reject)what does not belong to it, and nevertheless it tarnishes.

mardi 5 mai 2009

(therapy)

Je crois que ce blog est ma thérapie. C'est la thérapie que je me fais toute seule, à défaut de pouvoir être aidée. J'écris, j'écris, et j'essaie de comprendre pour me soigner, tant bien que mal. Et si personne ne veut m'écouter - puisqu'ici j'ai la triste sensation que personne ne m'écoute -, c'est tant pis au fond. Sans ça il est bien probable que je ne tienne pas.
Je suis hyper réactive. Dès que quelque chose me touche de près ou de loin, je craque, ou du moins un petite partie de moi craque. Et c'est une accumulation terrible. Bien comme mal, je suis affectée, et je m'enveloppe d'un baume pour continuer de respirer. Tant bien que mal. Si bien que souvent je sens mes poumons craquer, un caillot se former dans mon cœur pour me faire mourir et j'ai peur. Je suis morte de peur, j'ai la vision floue et mal aux poumons, ma respiration est une lutte en elle-même. Même pendant un moment plus qu'agréable, rien que le fait d'être dans ses bras, je me sens mal, le coeur au bord des lèvres et tout vacille. Intérieurement, ma vision intérieure, vacille. Je suffoque. Alors vous allez me dire arrête donc c'est idiot ! mais c'est bien pour ça que je l'écris si clairement, je sais bien que c'est idiot. Alors j'essaie de maîtriser cette respiration douloureuse, j'essaie de profiter de l'instant en analysant ce qu'il se passe. Il n'y a rien à faire. J'angoisse de tout et surtout de rien, d'une simple vision que l'on pourrait avoir de moi. C'est là que je me rend compte que l'image a pris bien trop d'importance pour moi.
Je suis aux bords des larmes. Oh et vous voyez, c'est à cause de ça que je ne serais jamais lue je suis incapable d'écrire uniquement le beau, ou le beau simple. Chaque parcelle de moi a besoin d'évacuer une douleur un moment ou un autre, et je ne peux la taire. Excusez-moi, je ne suis pas malheureuse. Je suis juste une boule de souffrance au milieu de beaucoup de beau. Et si je suis en vie, parce que pourquoi vivre si je suis une boule de souffrance ? C'est bien parce que je suis utopiste, pleine d'espoir et que je voudrais que vous ressentiez le bonheur que je peux ressentir parfois.
J'essaie de tout décoincer, mais un autre coprs m'irait tellement mieux.

Et pour mettre ce qui est beau dans ma vie, pour vous montrer, je vous load ces petites choses que je veux acheter :

Un peu de clinquant, mais avec une peau blanche je trouve l'idée très belle. Je les trouve très belles. (une petite fortune d'ailleurs).

Et ces petites merveilles - du moins elles m'ont attirées depuis que je les ai vues - pour mon amoureux et moi. Ca me ravit, et je ne saurais dire pourquoi. C'est plein de sens, étrangement. Ca prend son sens avec lui - comme ça n'a jamais été le cas.

lundi 4 mai 2009

(this is our decision to live fast and die young)

Je suis exigeante. Je suis bien trop exigeante. Et, paradoxalement, je suis aussi très tolérante, gentille avec tout le monde et trop gentille, même. Je cherche une perfection, inlassablement. Je scrute sans le savoir, et je tolère à la fois. Ce qui, inévitablement, me torture doucement, plaie qui craque mais dont on rapproche les bords pour la voir le moins possible.
Parce que certes, je suis exigeante, bien trop exigeante. Mais la seule personne avec qui je suis intransigeante, et d'une violence sans pareille... c'est moi, pour sûr. Plus le temps passe et plus je le sais. Plus chaque petit geste s'impose comme une évidence contre moi. Alors que beaucoup de filles passent une éternité dans les toilettes du lycée (ou du boulot ?) - et j'ignore pourquoi, même en temps que fille ah ah, je n'y vais pas. Et si par malheur j'y entre j'évite avec grand soin de ne serait-ce qu'apercevoir un morceau de mon reflet. Et c'est pire. Depuis que la salle de bain de mes garnds-parents a été refaite, mon trajet quotidien quand je rentre du lycée c'est salle à manger (je dépose ma veste), pièce multifonction (je dépose mes chaussures) et salle de bain. J'ai déjà évité six miroirs, voilà. Et je baisse la tête quand je me lave les mains. Je ne supporte pas non plus de prendre un bain et de voir mon corps étalé dans la baignoire. Je ne supporte pas de me regarder dans un miroir quand j'achète un bijou. Pour des vêtements, je met quelques longues miniutes à me convaincre. C'est comme une phobie, celle de me regarder en face. Toujours cette apréhension violente, prenante, vive et douloureuse : celle de me voir, de me trouver laide. Ce qui m'arrive toujours. J'ignore le miroir comme un ennemi que l'on fait semblant de ne pas voir mais lui et vous savez pertinemment que vous avez vu. Et qu'il y a cette tentation en même temps que ce dégoût. C'est comme une fascination du corps.
Je me met autant de barrières que possible et n'arrive pas à les abattre. Je n'arrive pas à être en couple normalement, ça me rend dingue. Je ne veux pas qu'on touche certains endroits de mon corps - très normaux, du type certains endroit de mes bras, ma taille. C'est comme si quelqu'un d'autre que moi me dégoûtait, une personne extérieure. Je déteste laisser quelque chose au hasard. Je suis souvent, toujours ? persuadée que tout le monde a quelque chose de plus que moi. En l'occurence mes pires complexes que je ne peux même pas prononcer. Je ne peux pas. C'est une honte terrible, alors qu'au fond ce n'est pas logique.
J'ai mal, terriblement mal.
C'est une torture que je n'arrive pas à soigner.

dimanche 3 mai 2009

(obsessive)

Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin. Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin . Thin .


Obsession.

samedi 2 mai 2009

(déambuler)

Je suis à une période où je grandis un peu chaque jour... et que je le sens, bien sûr, sinon il me serait impossible d'en parler. Je viens d'aller parler à Antoine pour tout effacer sans tout oublier - ce qui au lieu d'être bien empêcherait tout gain de maturité quel qu'il soit. J'ai rangé ma dignité sous un masque de fausse fierté pour aller regarder le diable dans les yeux et lui ai dit ce que je m'interdisais un jour. J'ai dis de quel amour fou je l'aimais, non pas celui de l'amante mais celui de la passion de l'ami, celui de folie à la fois pur et chaste et très vilain... Pas d'union de chair, c'est certain... Juste celui des âmes, mais tellement fort que quand lui se laissait aller à des accès de tendresse mon coeur luttait pour comprendre ce qu'il se passait...
L'amitié, je l'ai découvert, peut-être bien plus forte que l'amour, à telle point que j'aimais de toute mon âme quelques amis, leur répétant des je t'aime plein d'amour véritable, et chaste, et pur. Il est difficile de discerner l'amour charnel de la passion charnel, de la passion chaste et de l'amour chaste. L'adolescence ou la période à laquelle nous sommes jeunes adultes est traitre et nous fait parfois croire que c'est d'amour que nous aimons quelqu'un du même sexe, ceci est connu, mais on ne nous avait pas dit que cela pouvait arriver avec quelqu'un de l'autre...
C'est aussi l'âge de toutes les passions nous dit-on, et c'est ici que l'on décide entre l'adulte et l'enfant, d'être Rimbaud ou quelqu'un d'autre. Je sais personnellement que si je quittais mon âme d'enfant plus rien n'aurait de sens - je suis passionnée, ce n'est rien de nouveau.


Aujourd'hui j'ai de nouveau parcouru le tout Strasbourg en talons déraisonnables - et d'ailleurs il me faut vous dire que je crois être folle, parce que les chaussures achetées il y a de ça une semaine et demi qui était si petites ! me tombent déjà des pieds. Le cuir n'étant absolument pas mauvais, je soupçonne de plus en plus mes pieds de rétrécir.
J'y ai d'abord retrouvé mon amoureux tout frais de deux semaines me direz-vous - qui était bien beau d'ailleurs - et puis Mathilde, que j'embrasse. C'était une belle journée. Il a plu sous le soleil et les goutes étaient chaudes et éparses. Elle nous a remontré les boutiques les plus fantastiques et j'ai découvert que lui avait le vrai sens de l'orientation - ce qui est appréciable croyez moi. Après ça et avant que Mathilde ne parte, je l'ai retenue pour aller boire un chocolat et manger un - délicieux - croissant (chaud), elle m'a dit que mon homme était beau et qu'elle allait ne plus me parler, et aussi m'a conseillé une boutique.
Boutique dans laquelle j'ai acheté un merveilleux collier pour ma maman...
Qui s'avère être pretty the same as* celui que Kirsten Dunst porte dans Marie-Antoinette... Et j'ai mis bien deux heures à m'en rendre compte. Non, plus.

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*Ceci est comme un snobisme

vendredi 1 mai 2009

(the drums)

Quand je suis à Strasbourg, je fais vraiment n'importe quoi.
Je mange un sachet de salade pour 7 à 8 personnes presque en une fois, je suçote des graines de tournesol toute la journée, je croque des cornichons affalée par terre, je passe une heure à faire un truc de déco qui pourrait prendre cinq minutes, j'écoute de la musique en léchant mes doigts plein de sels, je me prend pour un chat et je fais n'importe quoi.
J'adore être ici en fait.
Manger du saumon, des tartines de beurre et de la salade. Avoir du sucre roux pour mon thé dans mes grandes tasses rouges. Manger des asperges à trois heure. Je me prend trop pour un lapin en fait. J'adore manger ces petits légumes et graines toute la journée. Prendre mon bain en lisant Camus. J'adore le kiri, les oeufs et les knor vie.
Tout ça c'est cool, et puis j'habite en ville maintenant...


When I'm in Strasbourg, i do some stupid things.
I eat a bag of salad for 7 to 8 persons almost in one step, I suck seeds of sunflower all day long, I crunch gherkins collapsed on the ground, I spend one hour to make some things about decoration which could set five minutes, I listen to some music while i lick my fingers height of salts, takes me for a cat and I make anything.
I like being here actually.
Eating some salmon, butter on bread and some salad. Having some ginger sugar (i think that's not right but it's the translation, it's just to tell it's not white sugar) for my the in my big red mugs. Eat some aspargus at 3p.m. Actually, i do like i was a rabbit. I love eating this small vegetables and seeds all the day long. I take a bath while i read Camus. I love kiri, eggs and knor vie.
Everything is cool, and i love in a city righ now...