vendredi 8 mai 2009

(mort)

Je suis aux aléas du temps.
Je me suis éveillée ce matin sous le ciel bleue, mais malade. Je me suis rendormie sous ce même ciel, pour rouvrir mes yeux sur du gris. La douleur avait, depuis le premier éveil, été vive, insupportable même. J'avais encore le courage de celui qui est à peine réveillé, ou l'inconscience peut-être, alors j'ai fait ce qu'il fallait, non sans faire la grimace. Mes muscles sont comme pétrifiés depuis des siècles, ma peau est liquéfiée ; l'eau sent le fer. Rouge de fer.
La voie centrale de mon corps en a appelé à la douleur, le reste a suivit. L'esprit même se meurt, j'entends des voix et doute de les entendre vraiment, j'angoisse d'un rien et doute de ce rien. La faim tente d'assaillir mon estomac, appartenant à un tout qui ne veut plus manger. Les seules fonctions naturelles sont désorientées, la peau jaunit telle un parchemin. Ma peau colle légèrement, j'ai rêvé de mon amour cette nuit. Il s'en allait. Il s'en allait...
Mais c'est la vie qui me quitte peu à peu. C'est ce sang qui se vide, qui se répand partout et que je ne peux retenir. Ma vie dépend à quelques cachets, qui cependant me font peur. Je suis basée sur cette contradiction : obsédée de ne lui apporter que du bon, j'omets cependant de lui offrir ce qu'il a besoin de plus. Je ris aux mots de pâleur, bientôt rirai-je aux wasserfall blond ? Mon oreille gauche recommence à me faire mal, comme dans une ultime maladie ; cependant même si toujours j'y ai cru et savais, aujourd'hui je l'interprète comme un mensonge. Ma peau commence tout doucement à rejeter ce qui ne lui appartient pas, et pourtant elle ternit. Mes cheveux eux-mêmes sont là. Je ne supporte plus cette déchéance, et ce corps qui me laisse toute entière.

Je voudrais aussi, s'il vous plait, que le soleil revienne...
Et j'ai cru, ce matin, très tôt, que dans quelques heures je reverrais mon amour, et quelques secondes après, mon âme est accablée.

I am to the chances of time.
I woke up this morning under the blue sky, but i was sick. I fell asleep again under the same sky, to reopen my eyes on the grey. The pain had, since the first awakening, been lively, unbearable. I still had the courage of the one who is hardly woken, or the unconsciousness maybe, then I made what i had to, not without making the grimace. My muscles are as petrified for centuries, my skin is liquefied; the water has the smelling of the iron. Iron red.
The central way of my body called it to the pain, the rest has followed. The spirit is dying, I hear that voices and I doubt to hear them really, I'm frightned by nothing and doubt of nothing. The hunger tries to assail my stomach, belonging to a whole which does not want to eat any more. The only bodily functions are disorientated, the skin turns to yellow such a parchment. My skin sticks slightly, I dreamed about my love this night. He went away. He went away...
But it is the life which leaves me little by little. It is this blood which empties, which spreads everywhere and which I cannot retain. My life depends in some drugs, which however frighten me. I am based on this contradiction: obsessed to bring to it only of the check, I omit however to offer it that it needs furthermore. I laugh in the words of paleness, soon I shall laugh au wasserfall blond? My left ear begins again to hurt me, as in an ultimate disease ; however even if always I believed in it and knew, today interpret it as a lie. My skin begins quite slowly to reject)what does not belong to it, and nevertheless it tarnishes.

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