samedi 2 mai 2009

(déambuler)

Je suis à une période où je grandis un peu chaque jour... et que je le sens, bien sûr, sinon il me serait impossible d'en parler. Je viens d'aller parler à Antoine pour tout effacer sans tout oublier - ce qui au lieu d'être bien empêcherait tout gain de maturité quel qu'il soit. J'ai rangé ma dignité sous un masque de fausse fierté pour aller regarder le diable dans les yeux et lui ai dit ce que je m'interdisais un jour. J'ai dis de quel amour fou je l'aimais, non pas celui de l'amante mais celui de la passion de l'ami, celui de folie à la fois pur et chaste et très vilain... Pas d'union de chair, c'est certain... Juste celui des âmes, mais tellement fort que quand lui se laissait aller à des accès de tendresse mon coeur luttait pour comprendre ce qu'il se passait...
L'amitié, je l'ai découvert, peut-être bien plus forte que l'amour, à telle point que j'aimais de toute mon âme quelques amis, leur répétant des je t'aime plein d'amour véritable, et chaste, et pur. Il est difficile de discerner l'amour charnel de la passion charnel, de la passion chaste et de l'amour chaste. L'adolescence ou la période à laquelle nous sommes jeunes adultes est traitre et nous fait parfois croire que c'est d'amour que nous aimons quelqu'un du même sexe, ceci est connu, mais on ne nous avait pas dit que cela pouvait arriver avec quelqu'un de l'autre...
C'est aussi l'âge de toutes les passions nous dit-on, et c'est ici que l'on décide entre l'adulte et l'enfant, d'être Rimbaud ou quelqu'un d'autre. Je sais personnellement que si je quittais mon âme d'enfant plus rien n'aurait de sens - je suis passionnée, ce n'est rien de nouveau.


Aujourd'hui j'ai de nouveau parcouru le tout Strasbourg en talons déraisonnables - et d'ailleurs il me faut vous dire que je crois être folle, parce que les chaussures achetées il y a de ça une semaine et demi qui était si petites ! me tombent déjà des pieds. Le cuir n'étant absolument pas mauvais, je soupçonne de plus en plus mes pieds de rétrécir.
J'y ai d'abord retrouvé mon amoureux tout frais de deux semaines me direz-vous - qui était bien beau d'ailleurs - et puis Mathilde, que j'embrasse. C'était une belle journée. Il a plu sous le soleil et les goutes étaient chaudes et éparses. Elle nous a remontré les boutiques les plus fantastiques et j'ai découvert que lui avait le vrai sens de l'orientation - ce qui est appréciable croyez moi. Après ça et avant que Mathilde ne parte, je l'ai retenue pour aller boire un chocolat et manger un - délicieux - croissant (chaud), elle m'a dit que mon homme était beau et qu'elle allait ne plus me parler, et aussi m'a conseillé une boutique.
Boutique dans laquelle j'ai acheté un merveilleux collier pour ma maman...
Qui s'avère être pretty the same as* celui que Kirsten Dunst porte dans Marie-Antoinette... Et j'ai mis bien deux heures à m'en rendre compte. Non, plus.

----------------------------
*Ceci est comme un snobisme

0 commentaires: